Auprès de Jésus nouveau-né, ce ne sont pas les princes, les prêtres ou les rois qui se précipitent. Les premiers informés de cette naissance sont des bergers qui gardent leurs troupeaux de moutons durant la nuit.
Les bergers sont considérés comme marginaux à l’époque. Ils vivent à l’écart, et ils ne peuvent pratiquer la religion, attachés qu’ils sont à leurs bêtes. Ce sont pourtant eux qui sont avertis de la naissance de Jésus et qui viennent le visiter à Bethléem. Ils laissent leurs troupeaux sans pasteurs, au risque de les voir s’éparpiller et de les perdre. Eux, les proscrits, ils deviennent les premiers témoins de celui qu’on leur a annoncé comme le "Sauveur" —c’est-à-dire celui par qui le salut de l’humanité adviendra—, mais qui n’est encore qu’un nourrisson couché dans une étable, veillé par ses parents.
De même les mages, ces hommes venus d’Orient, d’ailleurs, "lisent" dans les astres l’inouï de la naissance de Jésus. Une nouvelle étoile est née. Ils la suivent. Ils acceptent de se laisser guider par l’étoile.
Si la naissance de Jésus est d’abord annoncée aux bergers et aux mages, c’est que par cette naissance la révélation de Dieu s’élargit, dépasse les frontières: elle n’est pas réservée à quelques-uns. Elle est pour tous. Dieu se fait proche de tous. Toute l’humanité est concernée. Chaque personne dans cette humanité est concernée. Le message que porte cette naissance, et dont les paroles et les gestes de Jésus seront porteurs, est universel.
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