"J'écris ton nom: liberté"
Ce titre d’un poème d’Éluard à propos de la liberté peut s’appliquer à l’aventure des croyants dans la Bible. En effet, l’expérience de Dieu qui nous est décrire est d’abord l’expérience d’une libération. Dieu veut l’être humain libre.
Jésus lui-même, dans les évangiles,
est décrit comme un homme libre.
Libre dans sa relation à Dieu et à la société de son temps.
La liberté est une condition de la foi.
On ne peut obliger quelqu’un à croire en Dieu.
On ne peut forcer une conviction personnelle.
On peut m’expliquer, m’accompagner,
lire avec moi les textes de la Bible,
mais personne ne décidera à ma place.
Je suis libre de croire ou non.
Il y a un acte de foi à faire.
Les croyants n’abandonnent pas leur liberté.
Si je suis libre de croire, je reste libre comme croyant.
La foi chrétienne, dans son message le plus radical,
est un appel à la liberté:
"les aveugles voient, les boiteux marchent,
les prisonniers sont libérés" (évangile de Luc).
Dieu libère de tous les esclavages, dit la Bible.
Chacun a ses chaînes.
La foi au Dieu qui a ressuscité Jésus
et re-suscite la vie en chacun de nous,
est une foi qui rend libre.
Une liberté qui va jusqu’à traverser la mort elle-même:
les chrétiens croient en Dieu qui libère des liens de la mort.
"J’écris ton nom: liberté".
S’engager en vérité ne va pas sans liberté.
Une liberté à vivre jusque dans la réponse à Dieu,
à ce que Jésus, au nom de Dieu, nous invite à vivre.
L’engagement à la suite de Jésus, comme disciple,
n’est pas un enchaînement,
mais au contraire l’accès à la vraie liberté,
celle qui délivre de tous les esclavages.
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