MOIS MISSIONNAIRE 2018 - 7 octobre 2018

stemargueritebourgeoisSainte Marguerite Bourgeoys
(1620-1700)

Missionnaire au cœur d'apôtre et précurseure
d'un peuple nouveau


Sixième enfant d'une famille de douze, Marguerite voit le jour en 1620 et grandit à Troyes, en France, auprès de parents dévoués. Elle a tout juste 20 ans lorsqu'elle perçoit, à travers une expérience mystique, le germe naissant de l'incroyable mission qui l'attend. Quelque chose vient de changer en elle, elle se sent transformée comme sous l'effet d'une onction. La jeune femme ne se doute pas cependant qu'elle témoignera d'une intuition « visionnaire » et qu'elle aura à œuvrer afin d'ouvrir le chemin du savoir à un monde à naître. Elle donnera en effet sa vie pour l'édification d'un nouveau peuple qui se profile : la société canadienne-française.


Une âme de bâtisseur

C'est au mois d'octobre 1640, lorsqu'elle se joint à une procession en l'honneur de Notre-Dame du Rosaire, que la jeune Marguerite perçoit en elle les prémices de l'appel du Seigneur. En observant la statue de la Vierge Marie, elle se sent remuée au-dedans puis renouvelée par une grâce d'abandon complet à la volonté de Dieu.


Marguerite franchit un premier pas; elle s'inscrit puis fait vœu de chasteté dans une association de jeunes filles vouée à l'enseignement des enfants dans les quartiers pauvres de Troyes. Elle y dirige ses efforts durant plusieurs années faisant preuve d'un esprit vif et entreprenant. Un jour qu'elle découvre l'existence d'une ville nommée Ville-Marie (Montréal), nouvellement fondée au Canada, la Vierge Marie se manifeste à elle une fois de plus afin d'authentifier son appel à tout quitter pour migrer vers la Nouvelle-France.

En 1652, un signe concret vient affirmer sa vocation. Marguerite rencontre le Sieur de Maisonneuve, fondateur et gouverneur de la Nouvelle-France, qui est à la recherche d’une institutrice laïque, libre et disposée à partir instruire gratuitement les enfants des colons français et des Amérindiens. Elle n'hésite pas à relever le défi; elle quitte Troyes dans un dénuement complet, mais chargé d'espérance, car elle se sait soutenue par la Vierge Marie. Elle arrive à Montréal au terme d'un éprouvant périple de neuf mois. Elle a 33 ans.

Marguerite mise sur la jeunesse et entreprend d'instaurer l'éducation. Maître d'œuvre, femme de prière inspirante, elle devient rapidement un véritable pilier de la Nouvelle-France, la pierre angulaire de la colonie qui se vitalise petit à petit grâce aux fondations qu'elle bâtit et auxquelles elle se voue énergiquement. Elle ouvre un pensionnat ainsi qu'une école ménagère assurant l'éducation des enfants et la formation des jeunes « Filles du Roy » destinées à devenir des mères de famille accomplies. Elle érige également la chapelle Bonsecours, un institut religieux non cloîtré, et apporte une ardente contribution à l'instruction des jeunes Amérindiens.

Marguerite Bourgeoys s'éteint à Montréal, le 12 janvier 1700, renommée pour sa grande sainteté. Elle est considérée comme la cofondatrice de Montréal (avec Jeanne Mance) et la cofondatrice de l'Église du Canada. Béatifiée en 1950 par le pape Pie XII, elle est canonisée le 31 octobre 1982 par le pape Jean-Paul II.
Frère Siloan

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